CentraleSupélec réprime le soutien au peuple Palestinien : les associations de l’école se mobilisent

Le 29 janvier 2026, une vingtaine d’étudiant·es membres du Comité Palestine Paris-Saclay ont brièvement interrompu une Table Ronde Métiers accueillant des représentants de Dassault Aviation et Safran, deux entreprises documentées comme complices de l’armement israélien utilisé à Gaza. Leur intervention, pacifique et d’une durée de sept minutes, visait à porter la voix des victimes palestiniennes dans une institution qui leur offre une tribune sans questionner ses propres responsabilités.

La réponse de la direction a été immédiate et disproportionnée : six étudiant·es sont aujourd’hui menacé·es de conseil de discipline, poursuivi·es pour « atteinte à l’image de l’école » et « trouble au bon fonctionnement du service public ». Des accusations qui, face à l’ampleur du drame humanitaire en Palestine, révèlent une priorité accablante : protéger ses partenariats industriels plutôt que la liberté d’expression de ses étudiant·es.

Ce n’est pas un incident isolé. Dans les universités françaises comme dans la société civile, la répression des voix critiques de la politique israélienne s’intensifie. CentraleSupélec n’échappe pas à cette tendance, elle en devient un symbole.

Face à cela, les associations étudiantes de l’école ont choisi de ne pas se taire. Ce communiqué inter-assos, signé par un large spectre d’organisations aux sensibilités diverses, traduit un rejet massif et transpartisan de ces méthodes liberticides. Exiger l’abandon des poursuites, c’est défendre un principe fondamental : dans une grande école républicaine, la pensée critique ne doit pas être un motif de sanction.